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Nikkô



« C’est, sous le couvert d’une épaisse forêt, au penchant de la sainte montagne de Nikkô, au milieu de cascades qui font à l’ombre des cèdres un bruit éternel, - une série de temples enchantés, en bronze, en laque au toits d’or, ayant l’aire d’être venus là à l’appel d’une baguette magique, parmi les fourragères et les mousses, dans l’humidité verte, sous la voûte des ramures sombres, au milieu de la grande nature sauvage.
Au dedans de ces temples, une magnificence inimaginable, une splendeur de féerie. Et personne alentour, que quelques bonzes gardiens qui psalmodient, quelques prêtresses vêtues de blanc qui font des danses sacrées en agitant des éventails. De temps en temps, sous la haute futaie sonore, les vibrations lentes d’une énorme cloche de bronze, ou les coups sourds d’un monstrueux tambour à prière. Autrement, toujours ces mêmes bruits qui semblent faire partie du silence et de la solitude : le chant des cigales, le cri des gerfauts en l’air, le cri des singes dans les branches, la chute monotone des cascades. »

- Pierre Loti, Japoneries d’automne, Paris, Calmann-Lévy.


Carte du Japon Nikko



La très petite ville de Nikkô (17 368 hab.) mérite pour la beauté de son cadre d’être visitée. Les temples de Nikko ont été inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco en 1999. Une journée est suffisante pour en faire le tour.

Si Nikkô fut célèbre pour avoir été au VIIIème siècle un important centre d’enseignement bouddhique, elle doit sa renommée actuelle au mausolée de Tokugawa Ieyasu qu’elle renferme.

L’accès depuis Tokyo ne pose aucun problème, comptez environ 2 heures de trajet depuis la capitale. La gare JR n’est pas très loin des lieux touristiques qui se trouvent dans et à coté du parc national de Nikko. Il existe des bus, mais si vos moyens financiers sont limités le trajet est faisable en 10 minutes de marche.
Malgré se que peuvent laisser penser ces photos, il faisait chaud et légèrement « humide » le jour ou elles ont été prises.


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- La route vers les lieux touristiques est directe depuis la gare. Il y a mieux comme promenade, mais l’argent économisé pourra être réinvesti dans votre prochain repas.


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- Le Shin-Kyô est ce pont rouge très photogénique au-dessus de la rivière Daiya.


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- Gravure de Dochy représentant le Shin-Kyô publiée dans la revue « Le monde illustré » de 1901.


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- Bienvenu dans le parc national de Nikkô


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- Des conifères devant l’un des bâtiments du temple Rinnô-ji. Ce temple de la secte bouddhique Tendai a été fondé au XIème siècle.


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- Un jardin du temple de Rinnô-ji.


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- Lit de mousse.


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- Impossible de se perdre, le chemin est bien balisé.


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- Une fusée bouddhique du Rinnô-ji.


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« Le nom de Nikko évoque une prodigieuse symphonie de roches, de cascades, de forêts de montagnes, de lacs, d’étangs fleuris, de gorges ombreuses, de volcan solennels qui accompagne et devrait sublimer un grand nombre d’œuvre humaines. Parmi celles-ci, certaines, si elles visaient à atteindre une tapageuse publicité, ont sans conteste rempli cette mission ; mais si elles furent imaginées comme expression de beauté, elles ont en plein raté leur but. Je fais allusion ici aux mausolées construits par les shôgun Tokugawa pour eux et surtout pour Ieyasu (1542-1616), fondateur de la dynastie. Le choix du site témoignait d’un louable discernement. Il est peu d’endroits au Japon où l’eau, la pierre, les troncs d’arbre, le feuillage se trouvent si harmonieusement intégrés dans un ensemble. Malheureusement les temps avaient changé. Les Japonais d’autres siècles, de l’époque de Nara, de Heian, même de Kamakura ou de Muromachi, auraient certainement compris ces vallées de dieux, ces pics de légende, ces forêts visionnaires, auraient traduit dignement en nobles structures, en formes, leur émotion religieuse. Mais ces années du XVIIème siècle (la majorité des édifices furent achevés entre 1634 et 1636) étaient veules, serviles, tarabiscotées ; en haut lieu dominait l’esprit de répression, en bas serpentait la peur, sur tous pesait le morne ennui Tokugawa : médiocrité et faste. Piège éternel où tombent les tyrans ; le luxe, la magnificence, la pompe furent confondus avec la beauté, et la stupéfaction avec l’enchantement. »

- MARAINI Fosco, Japon, Paris, Arthaud, 1959.

- Vu de la salle des trois bouddhas (Sambutsu-dô), l’attraction touristique majeur du Rinnô-ji.


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- L’entrée du Tôshô-gû, le sanctuaire construit à partir de 1634 par le petit fils d’Ieyasu, le shogun Tokugawa Iemitsu. Ce site très connu attire beaucoup de monde.


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- Cette pagode à cinq étages date de 1818. L’originale fut édifiée en 1650. Dépourvue de fondations, elle disposerait pour résister aux tremblements de terre d’un ingénieux dispositif constitué d’un tronc d’arbre suspendu à l’intérieur de la pagode qui en oscillant permettrait le maintient de l’équilibre de la pagode.


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- Les trois entrepôts sacrés (Sanjinko). Le dernier entrepôt est orné de représentations d’éléphants par un artiste qui n’en n’avait jamais vu.


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- L’écurie sacrée (Shinkyûsha), avec ses sculptures en bas-reliefs des célèbres singes : « Je ne dis pas de mal », « Je ne vois pas le mal » et « Je n’entends pas le mal ».


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- Vu du sanctuaire depuis sa première enceinte.


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- Gravure de Dochy intitulée « Les temples de Nikko », publiée dans la revue « Le monde illustré » de 1901.


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- Le Jin-yôsha, sert de dépôt aux sanctuaires portatifs.


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- Un des sanctuaires portatifs (mikoshi).


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- Détail de l’architecture et du décor. Nikkô est souvent critiquée pour avoir un style trop chinois et pas assez japonais.


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- Toit du sanctuaire de Futarasan-jinja dédié au mont Nantai.


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- L’alliance du minéral et du végétal.


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- Le tombeau de Tokugawa Ieyasu (Taiyûin-byô)


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- Lugubre ? Pourquoi lugubre ?


+ Liens :


- La page d’Insecula :

http://www.insecula.com/musee/M0225.html


- La Nikko Tourist Association :

http://www.nikko-jp.org/english/index.html


- Site officiel de la ville de Nikkô :

http://www.city.nikko.lg.jp/


- Page de l’Unesco sur les temples de Nikkô :

http://whc.unesco.org/fr/list/913



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