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Kyôto 3



« Pourtant Kyoto est un des endroits du monde qui recèlent le plus de beautés. Nous voici une fois de plus ramenés à ces divergences essentielles entre Europe et Extrême-Orient. Florence est Occident, beauté qui resplendit, coupe que l’on vide en une seule gorgée magique. Kyoto est Orient, beauté secrète, longue à conquérir. On peut déguster Florence en un mois, goutte à goutte, visitant l’un après les autres ses musées, ses églises, ses galeries, ses palais, mais on peut aussi prétendre- à juste titre - l’avoir vue en un après-midi des esplanades de ses collines, du haut de ses tours, de ses rues, des ses places, des ces ponts. Pour commencer à comprendre et apprécier Kyoto, il faut des semaines. Le fait que sa Fiesole, le Higashi-Yama (« mont du Levant »), ne possède pas une rue, un point d’où l’on puisse jouir d’une vue d’ensemble de la ville est significatif; l’endroit où je me suis réfugié est un sentier de bucherons entre des pentes glissantes jonchées d’aiguilles de pin. Le concept de panorama est purement occidental : voir les choses en une seule fois, quel scandale pour un esprit japonais ! Quelle barbarie, quel mauvais goût, quel enfantillage ! Aussi tous les trésors de Kyoto sont-ils cachés dans les vallées, des berceaux de verdure entre les plis des collines. Il faut marcher, peiner, découvrir. Parfois on marche, on peine, on ne découvre rien ; la déception – plus que la découverte – pousse à de nouvelles explorations, il en est comme de l’amoureux transi, que les refus capricieux de sa belle, loin de refroidir, enflamment. L’ennemie mortelle de cette forme de beauté est la hâte. Le charme de Kyoto opère lentement, doucement, à votre insu ; il faut respirer à longs traits d’innombrables fois avant qu’il vous pénètre tout entier. »

- MARAINI Fosco, Japon, Paris, Arthaud, 1959.



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Le Kinkaku-ji

Kinkaku-ji, le pavillon d’or, est l’une des attractions culturelles majeures de Kyoto. Ce pavillon, construit en 1397 au bord d’un étang, était à l’origine la demeure du shogun Ashikaga Yoshimitsu. Son fils en fit un temple. En 1950, un moine bouddhiste alluma un incendie qui détruisit totalement le pavillon. Dès 1955, le pavillon fut rebâti à l’identique.


Kyôto_Kinkaku-ji


Kyôto_Kinkaku-ji


Kyôto_Kinkaku-ji

- Différentes vues du Kinkaku-ji. Le rez-de-chaussée, Hô-sui-in, est construit dans le style architectural Shinden-zukuri qui est celui des palais de l’époque. Le premier étage, Chô-on-dô, est construit dans le style des demeures de samouraïs appelé Buke-zukuri. Enfin, le second étage, Kukkyô-chô et construit dans le style Karayô qui correspond au style architectural des temples zen.


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- L’embarcadère du pavillon d’or.


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Kyôto_Kinkaku-ji_jardin

- L’étang jouxtant le pavillon. Le mot « beau » et l’expression « sens de l’esthétique » prennent ici tout leur sens. Pour en savoir plus sur les jardins japonais, cliquez ici.


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- Le pavillon d’or vu depuis la colline attenante.


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- Des nénuphars sur un étang.



Le Ryôan-ji


Kyôto_Ryôan-ji


Kyôto_Ryôan-ji


Kyôto_Ryôan-ji

- Le temple de Ryôan-ji fut fondé en 1450. Il appartient à la secte Rinzai. Son jardin sec est une attraction touristique. Le manque de place dans ce lieu, rend vraiment gênant le nombre trop important de touristes venus chercher une « sensation » Zen. Prendre une photo devient assez sportif.


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- Une belle allée pour quitter le temple.



Le Ninna-ji


Kyôto_Ninna-ji


Kyôto_Ninna-ji


Kyôto_Ninna-ji

- Le temple de Ninna-ji, classé au patrimoine mondial de l’Unesco, a été fondé en 842. Il appartient à la branche Omura de la secte Shingon. Ce vaste ensemble de monuments, dont une pagode à cinq étages, contraste par son calme avec l’agitation du Ryôan-ji tout proche. Si les monuments n’ont rien d’exceptionnels, le site permet une agréable visite avec de nombreux endroits pour s’asseoir et rêvasser sans être déranger par les hordes de touristes.



Le Ginkaku-ji

- Le Ginkaku-ji, le pavillon d’argent, a été construit en 1482 par le shogun Ashikaga Yoshimasa. Ce temple zen est vanté dans tous les guides et brochures. Pourtant nous avons été très déçus par sa visite. Tous les goûts sont dans la nature…


Kyôto_Ginkaku-ji

- Le rez-de-chaussée, Shinkuuden, du pavillon, Kannonden, du Ginkaku-ji est construit dans le style Shoin qui est celui de l’architecture résidentielle traditionnelle japonaise. Par contre le première étage, Chouonkaku est construit dans le style de celui des temple chinois de l’époque.


Kyôto_Ginkaku-ji


Kyôto_Ginkaku-ji

- Sur haut du toit, faisant face à l’est, se trouve un phénix en bronze, gardien symbolique du temple.


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- Jardin minérale zen.


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- Pièce d’eau dans le parc du Ginkaku-ji


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- Tapis de mousse.



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