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Kamakura



« Kamakura est un des sites historiques les plus intéressants du vieux Japon. Au milieu de ces gorges abruptes, de ces collines couronnées de cyprès et de pins, vous rencontrez à chaque pas le portique resté debout d’un temple disparu, le torii en bois vermoulu d’un mya shintoïste, la petite niche creusée dans un mur pour y loger un dieu protecteur des voyageurs, la pierre tumulaire cachée sous les arbres, qui abrite les cendres de quelque héros; et vous endentez encore de loin en loin les cloches gigantesques retentir sous les campaniles au toit recourbé, ou le bourdonnement monotone des bronzeries en prières, entrecoupé de coups de tam-tam et des roulements stridents du petit tambour sacerdotal. Car la vallée de Kamakura est à la fois le palladium religieux et politique du Japon. Rien n’est plus saisissant que d’en parcourir les détours par une belle journée de printemps, sous un ciel lumineux, en rêvant à l’animation qui la remplissait autrefois, tandis que la nature éternellement jeune se réveille et semble rappeler à la vie les fantômes d’une époque disparue ».


- Georges Bousquet, Août 1872. In Beillevaire Patrick, Le voyage au Japon, Paris, éd Robert Laffont, 2001.


Carte_du_Japon_avec_Kamakura



Kamakura est une ville de la préfecture de Kanagawa. Elle compte 180 000 habitants. Kamkura se situe sur la baie de Sagami à environ 50 km au sud de Tokyo. Lieu de résidence des shoguns de 1192 à 1333, Kamakura est une ville d'une grande richesse culturelle. On y compte pas moins de 65 temples bouddhiques et 19 sanctuaires shintoïstes. Pour l'anecdote en aïnou Kamakura voudrait dire « Au-delà des montagnes ».
Kamakura constitue une excursion parfait pour la journée depuis Tokyo. Les distances n'étant pas très grandes, il est possible de visiter Kamakura entièrement à pied. Attention tout de même aux chemins dans la forêt qui nécessitent une bonne paire de chaussures. Les différents sites touristiques sont indiqués par une abondante signalétique.


Rue de Kamakura

- Kamakura est une ville moyenne de la côte pacifique. Il est très aisé d'en faire le tour à pied. La gare JR est idéalement située en son centre.


Surfeur

- Un surfeur japonais sur le bord de mer.


Kamakura plage


Kamakura plage


Kamakura plage

- La plage de Kamakura. Pour la trouver, il suffit en sortant de la gare de prendre plein sud. La dernière photo a été prise à la jonction des plages de Zaimokuza et de Yuigahama en regardant vers l'ouest.


Tsunami


Tsunami

- Attention au Tsunami !


Ruelle Kamakura

- Dans la torpeur de l'été une ruelle de Kamakura. Cette ville moyenne est bien loin de l'agitation des grandes villes japonaises.



« Cette cité de Kamakura, étalée du pied des collines jusqu'au rivage marin, couronnée d'une succession de temples et d'édifices publics, était devenue le centre vital de l'emporte. Ses écoles d'escrimeurs et d'archers, ses tournois militaires, ses mours guerrières attirait la jeunesse ardente ».


- A. et J. Maybon, Le Japon, Paris, Fernand Nathan, 1939.


Daibutsu

- L'attraction culturelle majeure de Kamakura, le Grand bouddha ou Daibutsu. A l'origine cette statue se dressait à l'intérieur d'un temple construit en 1252, mais en 1495 un tsunami détruisit le bâtiment. La statue se dresse désormais à l'extérieure. Cette statue de bronze fait près de 850 tonnes pour 14 mètres de haut.



« Le gigantesque Daibutsu d'airain, assis au milieu des jardins, conserve sur son socle ébranlé qui s'écartèle la sérénité bouddhique de sa face, reflet d'un grand apaisement des activités humaines et des âmes. Autour des palmiers cycas ruisselant de soleil, les ibiscus [sans « h » dans le texte] aux fleurs roses, les bruyantes cigales font leur prière. »


- F. Joüon des Longrais, Extrême-Asie (De Yokohama à Singapore), éditions Pierre Roger, 1927.


Daibutsu

- Certains jours le site du grand bouddha peut-être envahit par la foule.


Daibutsu


Daibutsu

- Différentes vues de cette grande statue


Début du sentier

- En remontant vers le nord-ouest sur une centaine de mètres la route qui passe devant l'entrée du site du Daibutsu, on arrive face à un tunnel et sur la droite se trouve un petit escalier qui mène au sentier qui parcourt les collines de Kamakura.


Carte

- La carte du sentier forestier qui passe idéalement près de nombreux temple.


Chemin forestier


Chemin forestier


Chemin forestier


Chemin forestier


Chemin forestier


Chemin forestier


Chemin forestier

- Vue de l'un des chemins forestiers de Kamakura. La promenade dans la forêt est agréable, mais attention tout de même, elle est par endroit assez sportive. La diversité des essences végétales que l'on rencontre en chemin est vraiment incroyable et l'on a souvent l'impression de changer d'endroit au cours de la promenade.




Hauteurs de Kamakura

- Etrangement sur les hauteurs, certains lieux font penser à ceux que l'on pourrait rencontrer en Bretagne.


Kamakura

- Vue sur Kamakura depuis les hauteurs au nord de la ville.


Chemin

- Il existe de nombreux embranchements sur le sentier qui permettent de retrouver la ville et ses attractions touristiques.


Jôchi-Ji

- Le temple de Jôchi-Ji, fondé en 1283, est considéré comme l'un des cinq grands temples zen de Kamakura. Les bâtiments on été reconstruit en 1923 après un tremblement de terre.


Serpent

- La promenade dans la nature permet d'observer la faune comme ce serpent et surtout d'écouter de très nombreux chants d'oiseaux.


Zeniarai Benten

- L'entrée du sanctuaire de Zeniarai Benten est creusée dans la roche.


Toit de chaume

- Bâtiment d'un sanctuaire avec son toit de chaume.



« Kamakura fut l'apogée du régime féodal : époque de luttes continuelles, où toute la vie fut animée d'esprit militaire, de vaillance héroïque.
Kamakura, à cette époque, s'étendait tout en longueur entre la mer et les collines. Elle dépassait 200 000 habitants, en comptait, selon certains, un million. Les maisons y étaient d'un style plus sévère qu'à Kyoto.
La ville fut, à plusieurs reprises, mise à sac et incendiée. Elle déclina à partir du milieu du XVème siècle. Des raz de marée successifs, à la fin du XVème, la fondation de Yedo au début du XVIIème consommèrent sa ruine.
Aujourd'hui c'est une très modeste station balnéaire, fréquentée par les Européens de Yokohama. Le contraste est saisissant entre la grande ville qu'on sait avoir existé là et le désert boisé qu'on découvre aujourd'hui dans ce site pittoresque. Presque rien n'est resté de l'antique cité de maisons, de temples et de palais de bois : presque tout a disparu. L'impression est d'une étrange mélancolie. Les seules traces du noble passé sont le temple de Hachiman, le temple de Kwannon, le Grand Bouddha ou Daibutsu. »


- CHALLAYE Félicien, Le Japon illustré, Librairie Larousse, Paris, 1915 (?).


Engaku-Ji

- Porte d'entrée du temple d'Engaku-Ji. L'un des cinq temples zen de Kamakura. Il appartient à la secte rinzai et aurait été fondé en 1282 pour accueillir les prières des moines pour les guerriers morts en repoussant la deuxième tentative d'invasion mongole. Cette porte, San-mon, date de 1780.


Engaku-Ji

- Une allée du temple d'Engaku-Ji.


Engaku-Ji

- Niché dans un creux de la forêt un bâtiment du temple d'Engaku-Ji


Allée

- Une allée menant à un temple.


Kenchô-Ji

- La cloche du temple, bonsho, de Kenchô-Ji fondue en 1255. Ce temple zen, l'un des cinq de Kamakura, a été fondé en 1253. Le père fondateur du temple est Rankei Doryu ou Lan-hsi Tao-lung (1213-1278) un moine chinois qui quitta l'empire du milieu pour le Japon en 1246. Il passa ses premières années dans l'île de Kyushu puis à Kyoto avant de fonder le Kenchô-ji sur ordre de l'empereur Gofukakusa durant la régence de Hojo Tokiyori (1227- 1263).


Genévrier

- L'un des genévriers dont les graines auraient été rapportées de Chine il y a plus de 700 ans par le fondateur du monastère.


Tsurugaoka Hachiman-Gû

- Sanctuaire shinto de Tsurugaoka Hachiman-Gû.




+ Liens


- Site officiel de la ville de Kamakura (en japonais) :


www.city.kamakura.kanagawa.jp


- Très petite vidéo prise dans la fôret de Kamakura



"Aux admirateurs de lune
les nuages parfois
offrent une pause"

- Matsuo Bashô



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