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9. Les Japonais



A. Interaction avec les indigènes


Ils sont, dans leur très grande majorité, bienveillants envers l’étranger et n’hésiteront pas à vous aider. Il arrive même que cette gentillesse par excès de zèle soit, et c’est un comble, un peu pesante. Toutefois vous restez à leurs yeux un étranger, agissez en conséquence et sachez rester à votre place.


« Je citerai encore un autre trait exquis. Quand on quitte une maison privée japonaise, le départ s’accomplit toujours suivant un certain rite. Ce jour-là, je quittais la maison d’un haut personnage japonais, dont l’aimable accueil et les intéressants aperçus restent bien vivement présents à ma mémoire. Je m’apprêtais à prendre mon chapeau et un kodak accroché à un écran, quand la charmante femme de Mr. Y. s’en saisit, je voulus la décharger, elle n’y voulut point consentir. Sur le seuil, je fis de nouvelles tentatives, suivies d’un nouveau refus. Je devinai un rite d’adieu et montai dans l’auto. A ce moment, en effet, la maitresse de maison, dans un geste d’adieu gracieux, se détacha de ses servantes inclinées sur le seuil, pour venir remettre ces humble choses dans les mains de l’hôte, pour lui monter qu’elle tenait un instant à lui faire l’honneur de le servir elle-même »


- F. Joüon des Longrais, Extrême-Asie (De Yokohama à Singapore), éditions Pierre Roger, 1927.


B. Le langage


Peut de Japonais parlent le français. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, à l’exception des jeunes générations, peu de japonais parle anglais. Il vous faudra donc apprendre un minimum de vocabulaire japonais. Les guides de voyages proposent des phrases types, sélectionnez celles qui vous semblent utile et apprenez les !


« La curiosité de votre hôte s’éveille, celle des voisins aussi. Ecartant les panneaux, ils viennent de toutes parts, avec simplicité et mille manières, se mêler à un spectacle aussi attrayant. La conversation est évidemment limitée et unilatérale, mais ils apportent tant d’ingéniosité à expliquer ce qu’ils désirent savoir, tant de bonne volonté à comprendre ce qu’on peut leur répondre. L’on a été chercher dans quelque maison voisine le secours d’un jeune homme réputé connaître l’anglais, mais ce ne doit pas être le même anglais que le mien, car j’avoue le comprendre moins encore que le japonais, accompagné d’une mimique adroitement expressive. Cela, d’ailleurs, ne gêne guère mon jeune interprète, qui traduit, imperturbablement, je ne sais quoi à l’assistance pour sauvegarder son prestige. »


- F. Joüon des Longrais, Extrême-Asie (De Yokohama à Singapore), éditions Pierre Roger, 1927.





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